Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à nous passionner pour ce magnifique être vivant d’autre beaucoup plus illustres se sont exprimés avant nous.
Question à mille glands qui a dit :
« Je les connais tous par leurs noms, comme mes enfants »
« C’est ma famille, je n'en ai pas d'autre »
« Partout où les arbres ont disparu, l'homme a été puni de son imprévoyance »
Chateaubriant
Agé alors de 39 ans,il va vivre dans sa propriété "la vallée aux loups" sur la commune de Châtenay Malabry dix années de bonheur tranquille pendant lesquelles il s'adonne à sa passion pour la botanique, apparue lors de ses voyages.
Parlant de ses arbres : " Je les ai choisis autant que je l'ai pu des divers climats où j'ai erré ; ils me rappellent mes voyages et nourrissent au fond de mon cœur, d'autres illusions." Plus loin : "Je suis attaché à mes arbres ; je leur ai adressé des élégies, des sonnets, des odes. Il n'y a pas un seul d'entre eux que je n'aie soigné de mes propres mains, que je n'aie délivré du ver attaché à sa racine, de la chenille collée à sa feuille ; je les connais tous par leurs noms comme mes enfants ; c'est ma famille, je n'en ai pas d'autre, j'espère mourir auprès d'elle."
Criblé de dettes, Chateaubriand va connaître la douleur de se séparer de sa chère vallée et de ses "enfants" tant aimés.
"Je ne verrai plus le pin de Jérusalem et le cèdre du Liban... le laurier de Grenade, le platane de la Grèce, le chêne de l'Armorique au pied desquels je peignis Blanca, chantai Cymodocée, inventai Velléda. Ces arbres naquirent et crûrent avec mes rêveries. Ils vont passer sous un autre empire : leur nouveau maître les aimera-t-il comme je les aimais ?
Il les laissera dépérir, il les abattra peut être..."
Ces confidences reflètent parfaitement le lien fusionnel qui peut unir l'écrivain à son jardin. Mais le plus étonnant est un discours prononcé à la chambre de Paris en 1817 dans lequel Chateaubriand, dépassant son intérêt privé, livre cette réflexion d'écologiste : "Partout où les arbres ont disparu, l'homme a été puni de son imprévoyance".
Heureusement, le parc romantique de Chateaubriand a été sauvegardé. Il est à présent entretenu par le Conseil Général des hauts de Seine. Les arbres plantés par l'écrivain botaniste sont devenus des patriarches et veillent aujourd'hui sur la chère "petite vallée solitaire", la protégeant de toute nuisance.
Les extraits de texte sont tirés du livre de José Cabanis et Georges Herscher "Jardins d'écrivains", publié chez Actes sud
Les graines de ces arbres ont certainement contribuées à cette politique digne du plus grand intéret…….vous voyez tout est possible !
La gestion des arbres dans les Hauts-de-Seine | Conseil général des Hauts-de-Seine
Préservation et renouvellement du patrimoine arboré Véritable poumon vert de nos villes, l'arbre participe à l'amélioration de notre environnement et de nos paysages. Mais c'est aussi un sujet...
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